Traversée du Jura (GR®5) : le guide complet
Traversée du Jura (GR®5 - GTJ) : le guide complet
Carte, étapes et conseils pour réussir votre traversée du Jura à pied
Table des matières
1. Carte interactive de la traversée du Jura à pied
GR®5 & GR®509 - GTJ : deux parcours, deux aventures à vivre à pied dans le massif jurassien
Deux parcours principaux permettent de réaliser la traversée du Jura à pied. Ils sont régulièrement communs, avec néanmoins des différences majeures à leurs extrémités :
- le GR®5, de Fesches-le-Châtel (Doubs) à Arthaz-Pont-Notre-Dame (Haute-Savoie). Le tracé jurassien du GR®5 s’inscrit dans la continuité d’un itinéraire international, débutant aux Pays-Bas et permettant de découvrir la France du nord au sud en traversant successivement les Vosges, le Jura et les Alpes. Son parcours dans le massif du Jura est matérialisé en rouge sur la carte.
- la GTJ – Grande Traversée du Jura. Elle se décline en réalité en 7 tracés distincts, correspondant à 7 activités de randonnée itinérante, praticables en toutes saisons (randonnée pédestre, VTT, ski de fond, raquettes, etc.). La GTJ à pied correspond au GR®509 et elle a été pensée spécifiquement pour la randonnée pédestre. Elle relie Mandeure (Doubs) à Culoz (Ain). Le tracé du GR®509 – GTJ est matérialisé en bleu sur la carte ci-dessous.
Au nord, le GR®5 et la GTJ se rejoignent à proximité de Mandeure et permettent tous deux d’explorer la vallée du Doubs, ses gorges spectaculaires et ses reliefs doux. Ils pénètrent ensuite dans le parc naturel régional du Haut-Jura, traversent de vastes forêts préservées (forêt de la Haute Joux, forêt du Risoux, forêt du Massacre) avant de gravir les Monts Jura, véritables balcons naturels sur le lac Léman. Le GR®5 et la GTJ à pied franchissent alors les plus hauts sommets du massif et traversent la réserve naturelle de la Haute Chaîne du Jura, l’un des secteurs les plus sauvages et préservés de cette aventure.
Les deux itinéraires se séparent à proximité de Bellegarde-sur-Valserine. Le GR®5 poursuit sa route en direction des Alpes, en passant par une succession de reliefs intermédiaires (Mont Vuache, Mont Salève…) offrant des panoramas spectaculaires et une vue dégagée sur le bassin genevois et les massifs alpins. La GTJ reste, elle, en rive droite du Rhône et se dirige vers le plateau de Retord et le Grand Colombier.
Par défaut, les deux parcours s’affichent sur la carte interactive ci-dessous. Si vous souhaitez n’en afficher qu’un seul, c’est possible : il vous suffit de cliquer sur « Tous les calques » sous la carte et de sélectionner l’itinéraire voulu. N’hésitez pas à zoomer (à l’aide de la molette de votre souris ou des boutons + et – en haut à gauche de la carte) et à explorer en détail ces deux magnifiques itinéraires de trek à travers le Jura.
Ces fichiers GPX sont fournis gratuitement, mais sans garantie : ils ne prennent pas en compte les éventuelles modifications de parcours mises en place ponctuellement ou définitivement. Les indications – notamment le balisage – relevées sur le terrain priment en toutes circonstances. L’auteur ne pourra nullement être tenu responsable des problèmes éventuellement rencontrés sur le parcours. Toutes les modifications d’itinéraire, lorsqu’elles ont une certaine importance, sont relayées par la FFRandonnée.
2. Les deux itinéraires de la traversée du Jura
La traversée du Jura à pied peut s’effectuer par deux grands itinéraires de référence : la Grande Traversée du Jura (GTJ) et le GR®5. Ces deux parcours sillonnent le massif jurassien du nord au sud, et explorent tous deux les espaces naturels les plus préservés du Jura : le parc naturel régional du Doubs Horloger, le parc naturel régional du Haut-Jura et la réserve naturelle nationale de la Haute Chaîne du Jura. Ils sont communs, à de rares exceptions près, de Mandeure aux Monts Jura.
S’ils ont ainsi des caractéristiques proches et un niveau d’exigence comparable, ils présentent aussi des différences notables en termes de distance, de dénivelé, et de philosophie de marche. Les tableaux ci-dessous permettent de comparer en un coup d’œil les caractéristiques essentielles de chaque itinéraire afin de choisir celui qui correspond le mieux à votre projet de randonnée itinérante dans le Jura.
Présentation des deux itinéraires de la traversée du Jura
Grande Traversée du Jura (GR®509 - GTJ)
Distance totale
Dénivelé positif
- 12 000 m
Durée
Difficulté
Période conseillée
Balisage
Départ / Arrivée
Topoguide
Traversée du Jura par le GR®5
Distance totale
Dénivelé positif
- 14 000 m
Durée
Difficulté
Période conseillée
Balisage
Départ / Arrivée
Topoguide
La Grande Traversée du Jura (GR®509 – GTJ) est un itinéraire spécifiquement conçu pour la randonnée itinérante à travers le massif jurassien. Avec environ 395 km et près de 12 000 m de dénivelé positif, elle propose une progression variée, parfaitement adaptée à un premier grand trek de plusieurs semaines. Son balisage renforcé et son tracé continu du nord au sud du massif en font une valeur sûre pour découvrir le Jura dans toute sa diversité, de la vallée du Doubs jusqu’au Grand Colombier.
La traversée du Jura par le GR®5, quant à elle, s’inscrit dans la continuité d’un grand itinéraire européen reliant la mer du Nord à la Méditerranée. Dans sa portion jurassienne, le GR®5 est un peu plus long que la GTJ (environ 444 km) et globalement plus exigeant, avec un dénivelé cumulé supérieur. Cette différence s’explique en grande partie par la portion sud du GR®5 jurassien qui, après avoir quitté les Monts Jura, explore encore plusieurs reliefs marqués, comme le Vuache et le Salève. Le GR®5 s’adresse ainsi davantage aux amateurs de longues aventures de randonnée, prêts à s’engager plusieurs mois dans un trek plus soutenu, ou à en découper le parcours en plusieurs sections à vivre sur plusieurs années.
Dans les deux cas, il s’agit de treks assez difficiles, réservés à des marcheurs entraînés, capables d’enchaîner plusieurs semaines de marche avec le portage d’un sac chargé. La période idéale pour entreprendre une traversée du Jura à pied s’étend généralement de mai à octobre, en fonction de l’enneigement résiduel sur les crêtes et des conditions météorologiques.
Dans la suite de cette page, découvrez le profil topographique des deux itinéraires et tous les points clés à connaître pour préparer au mieux votre traversée du Jura à pied, quel que soit le parcours choisi. Et si vous souhaitez découvrir l'aventure de l'intérieur, je vous invite à accéder au récit de la portion jurassienne de mon GR®5, réalisée en juin 2025, en cliquant sur le lien ci-dessous.
3. Profils topographiques de la GTJ et de la portion jurassienne du GR®5
3.1. Profil topographique de la Grande Traversée du Jura (GTJ) à pied
Voici le profil topographique complet de la Grande Traversée du Jura (GTJ) à pied entre Mandeure et Culoz. Il met en évidence les variations d’altitude tout au long de l’itinéraire, ainsi que la position des principaux sommets : on y distingue par exemple le Morond (1419 m) et le Mont d’Or (1462 m) dans le Doubs, et les sommets de la Haute Chaîne du Jura, comme le crêt de la Neige (1721 m) et le Reculet (1718 m). Le Grand Colombier, à l’extrémité sud du massif jurassien, s’impose comme le dernier grand sommet franchi par la GTJ.
Les points d’intérêt majeurs y figurent également : gorges du Doubs, lac de Saint-Point, source du Doubs, château de Joux, forêt du Massacre…
Sous le profil, vous découvrirez les noms des principales localités traversées, comme Foncine-le-Haut, Morez, Les Rousses ou Bellegarde-sur-Valserine, ainsi que plusieurs villages d’intérêt situés le long du parcours.
Ce profil altimétrique permet d’observer la structure générale de la GTJ, riche en vallonnements. De nombreux petits sommets sont ainsi franchis tout au long du parcours, en alternance avec la traversée des multiples vallées jurassiennes et des espaces naturels majeurs tels que les gorges du Doubs ou la forêt du Massacre. Le dernier quart du parcours se distingue du reste : dans les 100 derniers kilomètres, la GTJ atteint les plus hauts sommets du massif jurassien, les Monts Jura, avant de descendre en vallée du Rhône, à Bellegarde-sur-Valserine, puis de remonter vers le Grand Colombier. Cet enchaînement promet, pour les marcheurs venant du nord, une fin d’aventure aussi intense que somptueuse !
Grâce à ce profil, le randonneur préparant la GTJ peut anticiper la difficulté et les efforts physiques nécessaires tout au long du parcours. Il peut ainsi découper ses étapes et optimiser son organisation, jour après jour.
3.2. Profil topographique de la traversée du Jura par le GR®5
Voici maintenant le profil topographique complet de la portion jurassienne du GR®5, entre Fesches-le-Châtel et la vallée de l’Arve. Très similaire à celui de la Grande Traversée du Jura, ce profil montre néanmoins quelques différences : le début (de Fesches-le-Châtel à Pont-de-Roide) et la fin (de la Haute Chaîne du Jura à la vallée de l’Arve) de cette partie du GR®5 ne sont pas communes à la GTJ. Le marcheur qui suit le GR®5 aura lui aussi fort à faire en fin de parcours, avec l’enchaînement des Monts Jura, du Mont Vuache et du Mont Salève, séparés par des vallées relativement profondes. C’est là, comme pour la GTJ, qui se situent les principaux dénivelés. Mais attention : le reste du parcours, une longue succession d’ascensions et de descentes, souvent courtes certes, mais répétées et parfois raides, n’est pas à prendre à la légère et demandera une forme physique optimale.
En plus des principaux sommets, les points d’intérêt majeurs figurent également sur ce profil topographique du GR®5 jurassien : gorges du Doubs, source du Doubs, château de Joux, forêt du Massacre… Enfin, sous le profil, vous retrouverez les noms des villes et villages traversés, comme Saint-Hippolyte, Villers-le-Lac, Mouthe, Les Rousses ou Lélex.
4. Traversée du Jura : tableau de mes étapes
| Étape | Départ | Arrivée | Distance (km) | D+ (m) | D- (m) | Durée | Récit |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Fesches-le-Châtel | Mandeure | 25,9 | 602 | 477 | 5h59 | Lire le récit de l'étape 1 |
| 2 | Mandeure | Saint-Hippolyte | 20,3 | 602 | 473 | 5h27 | Lire le récit de l'étape 2 |
| 3 | Saint-Hippolyte | Urtière | 24,2 | 974 | 654 | 6h20 | Lire le récit de l'étape 3 |
| 4 | Urtière | Gorges du Doubs | 25,1 | 455 | 791 | 7h10 | Lire le récit de l'étape 4 |
| 5 | Gorges du Doubs | Saut du Doubs | 23,5 | 863 | 595 | 7h11 | Lire le récit de l'étape 5 |
| 6 | Saut du Doubs | Vieux Châteleu | 22,3 | 765 | 446 | 6h05 | Lire le récit de l'étape 6 |
| 7 | Vieux Châteleu | Grand Taureau | 25,5 | 842 | 860 | 6h48 | Lire le récit de l'étape 7 |
| 8 | Grand Taureau | Lac de Saint-Point | 18,5 | 479 | 679 | 4h37 | Lire le récit de l'étape 8 |
| 9 | Lac de Saint-Point | Le Mont d'Or | 22,3 | 815 | 373 | 5h35 | Lire le récit de l'étape 9 |
| 10 | Le Mont d'Or | Combe Simon | 24,1 | 378 | 814 | 5h58 | Lire le récit de l'étape 10 |
| 11 | Combe Simon | Foncine-le-Haut | 20,9 | 500 | 624 | 5h27 | Lire le récit de l'étape 11 |
| 12 | Foncine-le-Haut | Morez | 28,7 | 602 | 528 | 6h42 | Lire le récit de l'étape 12 |
| 13 | Morez | Les Cressonnières (par Les Rousses) | 17,6 | 698 | 502 | 5h02 | Lire le récit de l'étape 13 |
| 14 | Les Cressonnières (par Les Rousses) | Les Molunes | 28,8 | 757 | 716 | 7h08 | Lire le récit de l'étape 14 |
| 15 | Les Molunes | Crêt au Merle | 17,5 | 665 | 397 | 4h38 | Lire le récit de l'étape 15 |
| 16 | Crêt au Merle | Lélex | 8,6 | 69 | 611 | 2h10 | Lire le récit de l'étape 16 |
| 17 | Lélex | Menthières | 22,6 | 1319 | 1120 | 7h19 | Lire le récit de l'étape 17 |
| 18 | Menthières | Défilé de l'Écluse | 20,3 | 841 | 1517 | 6h14 | Lire le récit de l'étape 18 |
| 19 | Défilé de l'Écluse | Chaumont | 14,4 | 898 | 713 | 4h41 | Lire le récit de l'étape 19 |
| 20 | Chaumont | Charly | 16,6 | 622 | 403 | 3h56 | Lire le récit de l'étape 20 |
| 21 | Charly | Téléphérique du Salève | 21,8 | 1018 | 747 | 6h01 | Lire le récit de l'étape 21 |
| 22 | Téléphérique du Salève | Les Voirons | 23,0 | 748 | 856 | 5h38 | Lire le récit de l'étape 22 |
Au total, il m’a fallu 22 étapes pour réaliser l’intégralité de la traversée du Jura par le GR®5. De Fesches-le-Châtel, dans le Doubs, jusqu’au pied des Voirons, j’ai parcouru 473 kilomètres, pour environ 15 500 mètres de dénivelé positif et 14 900 mètres de dénivelé négatif. Comme toujours lors de mes treks au long cours, ces chiffres dépassent les données théoriques (présentées dans le tableau en partie 2 ci-dessus), ce qui est tout à fait logique : j’ai quitté ponctuellement le tracé du GR®5 afin d’explorer la richesse du Jura : profiter de panoramas remarquables, effectuer quelques visites historiques… Mais aussi pour assurer mon ravitaillement ou rejoindre un camping ou un hébergement.
L’étape la plus courte, 8,6 km en direction de Lélex, précédait une superbe escapade hors GR®5 vers le Montrond, avec ma compagne. J’ai ainsi eu le bonheur de m’autoriser quelques écarts au fil de cette aventure et de redécouvrir des lieux qui me tiennent particulièrement à cœur (voir le récit de l’étape 16 pour plus de détails). À l’inverse, la journée de marche la plus longue — 28,8 km lors de l’étape 14 — suivait deux jours de repos : les jambes me démangeaient, et j’ai en prime rencontré de réelles difficultés pour trouver un lieu de bivouac en fin d’étape.
Côté dénivelé, trois étapes, concentrées dans le Haut-Jura, ont dépassé les 1000 mètres en positif ou en négatif, tandis que le dénivelé moyen par étape se situe autour de 700 mètres. La répartition du dénivelé est donc assez inégale, mais aucune étape n’est plate : le Jura est caractérisé par une multitude de reliefs qui font toute la beauté du massif, et que l’on franchit un à un tout au long du GR®5. Même les dernières étapes en direction du sud, une fois les monts Jura dépassés, réservent leur lot de difficultés, avec notamment l’ascension de la montagne du Vuache et du Salève pour conclure ces trois semaines de marche.
Vous l’aurez compris, la traversée du Jura à pied est un itinéraire qui permet d’évoluer dans une grande variété de paysages, très souvent splendides. Elle offre également de nombreuses possibilités d’exploration et constitue une formidable immersion dans l’histoire et les territoires du massif jurassien. Il n’est donc pas étonnant d’y parcourir davantage de kilomètres et de dénivelé que ne le laissent supposer les chiffres théoriques.
Mais comme je le dis souvent, l’essentiel est ailleurs : prendre son temps, se sentir libre d’explorer un territoire selon ses envies et vivre pleinement sa propre aventure. Il existe autant de traversées du Jura que de marcheurs qui se lancent sur ces sentiers…
5. Le topoguide de la traversée du Jura (GR®5 & GTJ)
Pour préparer votre traversée du Jura sur le GR®5 ou votre GTJ, rien ne vaut le topoguide de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre. Ce guide pratique vous accompagne étape par étape, avec :
- La description très détaillée des itinéraires de grande randonnée GR®5, entre Fesches-le-Châtel et les Monts Jura, et GR®509 (GTJ), entre Mandeure et Culoz
- Les cartes topographiques à une échelle adaptée pour le randonneur
- La liste des hébergements, et des informations sur l'emplacement des refuges, campings et points de ravitaillement
- Les conseils pratiques pour l'accès au parcours, la sécurité, la météo et l’organisation des étapes
- Des informations historiques, des rubriques thématiques sur la nature ou le patrimoine, le détail des variantes utiles...
Que vous souhaitiez simplement découvrir la richesse de l'itinéraire ou préparer précisément votre parcours et vos étapes, ce topoguide est un outil indispensable pour profiter pleinement de votre aventure sur la traversée du Jura.
Découvrir le topoguide officiel de la traversée du Jura (GR®5 & GTJ) →
6. Où dormir : hébergements, refuges, bivouac...
La traversée du Jura à pied, que ce soit par la GTJ ou le GR®5, est un trek au long cours qui nécessite de dormir chaque nuit dans un lieu différent. Le massif propose de nombreuses possibilités d’hébergements : hôtels, gîtes, chambres d’hôtes, refuges et cabanes, campings… Les plus aventuriers préfèreront probablement le bivouac, et vivront ainsi des nuits au plus près de la nature, sous les étoiles, en respectant néanmoins une réglementation précise. Retrouvez ci-dessous les principales informations à connaitre afin de découper vos étapes et d’organiser la logistique de votre itinérance du nord au sud du Jura.
6.1. Gîtes, refuges et hébergements sur la traversée du Jura
Le GR®5 et la Grande Traversée du Jura (GTJ) traversent régulièrement des villages, des hameaux et des vallées habitées. Il est tout à fait possible de dormir en hébergement “en dur” tout au long de votre aventure, à condition d’anticiper le découpage des étapes et les réservations — en particulier en haute saison — et d’accepter ponctuellement quelques détours dans les secteurs les plus reculés.
La densité et la nature des hébergements varient toutefois fortement selon les zones du massif jurassien. Dans la vallée du Doubs et le Haut-Doubs, l’itinéraire alterne campagnes, gorges, forêts et crêtes. Les villages sont atteints assez régulièrement, mais il reste nécessaire d’être vigilant lors de la planification des étapes afin de rejoindre un hébergement chaque soir.
Plus au sud, notamment sur les crêtes des Monts Jura et en direction du Grand Colombier sur la GTJ, l’accès aux hébergements est plus contraignant. Des possibilités existent, mais elles sont moins nombreuses et concentrées essentiellement dans les vallées, ce qui implique souvent de dormir dans les villages et de découper les étapes en fonction des logements. Il est aussi possible, dans certains cas, de quitter le tracé pour atteindre un logement situé hors GR®, mais cela rallonge inévitablement certaines étapes et nécessite également une bonne anticipation.
Le reste du temps, les randonneurs itinérants disposent néanmoins d’un panel d’hébergements varié : gîtes d’étape, chambres d’hôtes, hôtels, campings, et plus ponctuellement quelques refuges. Plusieurs structures proposent également des formules en demi-pension, une option particulièrement appréciable pour alléger la logistique quotidienne et faciliter la récupération sur des étapes exigeantes.
Enfin, quelques refuges non gardés et abris forestiers jalonnent le parcours. Ils peuvent constituer de bons points de pause ou de repli en cas de mauvais temps, mais la possibilité d’y passer la nuit n’est jamais vraiment garantie. Il est donc indispensable de se renseigner en amont et de ne pas les considérer comme une solution d’hébergement fiable.
6.2. Bivouac sur la traversée du Jura : réglementations et bonnes pratiques
Le bivouac est une solution d’hébergement privilégiée par de nombreux randonneurs itinérants, en particulier dans le massif jurassien. L’autonomie, la souplesse dans l’enchaînement des étapes et le sentiment de liberté qu’il procure en font une option très appréciée lors d’un trek au long cours. Néanmoins, la pratique du bivouac est encadrée partout en France et fait l’objet de réglementations spécifiques dans certaines zones du Jura.
Sans entrer dans le détail de l’ensemble des règles, il est important de garder en tête que :
- Le massif du Jura est un territoire riche d’une biodiversité remarquable, qui se doit d’être préservée de l’impact humain
- Le GR®5 et la GTJ traversent de vastes zones naturelles protégées : forêts soumises à des Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotope (APPB), ainsi que la Réserve Naturelle Nationale de la Haute Chaîne du Jura
- Certaines de ces zones sont très étendues, ce qui impose une réelle anticipation dans le découpage des étapes afin de bivouaquer uniquement dans des secteurs autorisés
- Le bivouac doit rester une installation légère, discrète et temporaire, du soir au début de matinée, sans feu ni aménagement quelconque du site.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter la page dédiée à la réglementation du bivouac dans le Jura et sur l’ensemble du GR®5.
Une bonne préparation en amont est indispensable pour éviter toute infraction involontaire et pour limiter le dérangement de la faune et des milieux sensibles.
Où installer son bivouac sur la traversée du Jura ?
Pour bivouaquer sereinement dans le Jura, dans le respect de la nature et des habitants :
- Privilégiez les zones abritées, à l’écart des crêtes et sommets souvent exposés au vent et aux orages : zones boisées (hors secteurs protégés), clairières, prairies fauchées, ou le long des sentiers
- Restez à distance des fermes, habitations et villages afin de ne pas déranger la vie locale
- Respectez les cultures et évitez de piétiner les prairies, qui sont le garde-manger des troupeaux
- Ne plantez la tente qu’en soirée et démontez-la rapidement en matinée, afin de rester discret et de limiter votre impact sur l’environnement.
Conseils pratiques pour un bivouac réussi
- Choisissez un terrain plat, propre et naturellement abrité
- Anticipez l’eau : elle est rare sur une grande partie du massif jurassien. Faites le plein dans les villages, et dès que possible à l’approche de la fin d’étape
- Appliquez strictement le principe Leave No Trace : ne laissez aucune trace de votre passage
- Consultez attentivement les prévisions météorologiques : le vent et les orages montagnards peuvent rendre un bivouac inconfortable, voire dangereux, pour vous comme pour votre matériel.
- Et surtout… profitez pleinement de ce moment au plus près de la nature !
6.3. Quel mode d’hébergement choisir pour votre traversée du Jura ?
Pour une traversée confortable :
→ Choisir de dormir en hôtels, gîtes, chambres d’hôtes : En adaptant les étapes aux contraintes des hébergements, il est possible de passer chaque nuit dans un vrai lit.
Avantages :
- Sac plus léger
- Confort quotidien : bon couchage, douche chaude, repas copieux, recharge des équipements électroniques
- Récupération facilitée
Inconvénients :
- Réservations indispensables, notamment en saison haute
- Budget nécessaire plus important
- Moins de flexibilité face aux aléas ou aux opportunités en chemin
- Étapes parfois imposées dans les zones pauvres en hébergements.
Pour une aventure en toute liberté :
→ Privilégier le bivouac, tout en réservant ponctuellement quelques hébergements
Avantages :
- Grande liberté dans le découpage des étapes
- Adaptation au terrain, à la météo, à la forme, aux aléas et aux envies
- Immersion totale dans l’aventure en itinérance et dans l’ambiance du massif jurassien
Inconvénients :
- Sac plus lourd (privilégier des équipements légers autant que possible)
- Logistique plus complexe (eau, ravitaillement, réglementation)
- Vigilance accrue nécessaire, notamment face à la météo.
6.4. En résumé
- La traversée du Jura offre de nombreuses possibilités d’hébergement, mais leur répartition est inégale
- Le bivouac est une option pertinente, à condition de bien anticiper la logistique et les zones autorisées
- Les hébergements en dur apportent confort et sécurité, mais demandent une planification rigoureuse
- Bien organiser ses nuits est un élément clé de la réussite de votre traversée du Jura, que vous suiviez la GTJ ou le GR®5.
7. Ravitaillement en eau et en nourriture : conseils pour la traversée du Jura
Une alimentation et une hydratation optimales sont des points clés pour vivre la traversée du Jura dans les meilleures conditions. Le GR®5 et la GTJ traversent des villages, dont certains possèdent des supérettes, des restaurants et des points d’eau potable. Mais l’anticipation est l’allié du marcheur itinérant, car ces ressources ne sont pas toujours bien réparties. Voici les informations à connaitre avant de partir.
7.1. Où faire ses courses alimentaires : des commerces réguliers, mais pas toujours bien répartis
Que vous suiviez le GR®5 ou la Grande Traversée du Jura (GTJ), l’itinéraire traverse régulièrement des villages où il est possible de se ravitailler en nourriture. Toutefois, comme souvent dans des territoires montagneux et relativement isolés, la répartition des commerces reste très irrégulière et demande une préparation logistique sérieuse.
Les villages sont globalement assez fréquents dans le nord du massif et dans les vallées du Haut-Jura. On y trouve généralement des épiceries, supérettes, boulangeries, cafés et restaurants, permettant de refaire le plein de nourriture sucrée et salée entre deux étapes.
Il n’est cependant pas possible de s’approvisionner chaque jour. Certaines portions assez isolées imposent de prévoir quelques jours de vivres dans le sac à dos. Pour optimiser la gestion des réserves de nourriture tout en limitant le poids du sac, il est indispensable d’anticiper les points de ravitaillement avant le départ, en repérant précisément la localisation et les horaires d’ouverture des commerces. Ceux-ci sont souvent fermés une à deux journées par semaine, y compris en pleine saison estivale, et durant les heures creuses de la journée, il faut donc être vigilant pour ne pas trouver porte close.
Cette anticipation permet de rester serein tout au long de la traversée du Jura à pied, et de garantir une alimentation suffisante, adaptée à l’effort prolongé d’un trek de plusieurs semaines.
7.2. S’alimenter en route : restaurants, demi-pension et refuges
Le Jura propose plusieurs solutions pour compléter vos réserves ou profiter d’un repas chaud, même si elles ne sont pas toujours très bien réparties. La variété et la qualité des produits jurassiens motivera sans aucun doute les partisans du goût.
Restaurants et auberges
- Présents essentiellement dans les villages, les stations et les zones touristiques
- Parfaits pour une pause confortable, un repas chaud, une recharge énergétique bienvenue et une découverte des merveilleux produits du terroir
- Vivement conseillés en cas de coup de mou ou par mauvais temps
Hébergements proposant des repas
- De nombreux gîtes, chambres d’hôtes et hôtels proposent des formules en demi-pension et des paniers-repas
- Une excellente option pour alléger la logistique (moins de courses à faire et de nourriture à porter) et profiter de repas équilibrés
- Réservation fortement recommandée en haute saison
Produits locaux
- Les commerces, épiceries, mais aussi les fermes, proposent des produits fabriqués localement : charcuteries, pains de campagne…
- Les fromageries (ou fruitières) vendent, dans de nombreux villages, les incontournables fromages jurassiens : Comté, Morbier, Bleu de Gex et Mont d’Or, tous valorisés par une AOP et largement reconnus et appréciés
- Côté desserts, de nombreuses spécialités sont également à découvrir…
Tous ces produits sont d’excellents compléments pour des repas simples et caloriques en itinérance.
7.3. Trouver de l’eau : sources, fontaines, ruisseaux...
La gestion de l’eau est un point clé de la traversée du Jura en autonomie. En effet, le sous-sol du massif jurassien est de nature karstique : l’eau s’infiltre rapidement dans les nombreuses cavités formées par l’érosion des calcaires. Ainsi, malgré un climat pouvant être souvent humide, les points d’eau de surface sont parfois rares… Voici un petit état des lieux des possibilités de ravitaillement en eau sur le parcours.
Sources et ruisseaux
- Très peu nombreux le long du GR®5 et de la GTJ
- Beaucoup de cours d’eau visibles sur les cartes topographiques sont secs une grande partie de l’année
- Il ne faut jamais compter sur une source sans information fiable et récente
- Il n’y a aucun point d’eau naturel fiable sur toute la traversée des crêtes de la Haute Chaîne du Jura
Fontaines et points d’eau dans les villages
- Souvent la meilleure et parfois la seule solution pour faire le plein
- Attention : toutes les fontaines ne sont pas potables → un traitement peut rester nécessaire
- Les cimetières proposent souvent un robinet en accès libre, néanmoins certains ne disposent que de récupérateurs d’eau de pluie
Demande auprès des habitants
- Sur certaines étapes, il peut s’agir de la seule possibilité pour remplir les gourdes
- Une demande polie permet presque toujours de faire le plein
- Il s’agit d’une solution précieuse lors des longues étapes loin des villages et ruisseaux
Mes conseils
Prévoyez 2 à 3 litres d’eau minimum par étape, voire davantage par forte chaleur ou sur les sections de crêtes. Emportez systématiquement un filtre et/ou des pastilles de purification. Une bonne hydratation est essentielle pour la récupération et la réussite de votre traversée du Jura à pied.
8. Difficultés et points d’attention
Traverser le massif du Jura à pied, que ce soit par le GR®5 ou la Grande Traversée du Jura (GTJ), est une aventure superbe mais exigeante. Si ces deux itinéraires sont globalement accessibles à des randonneurs entraînés, plusieurs points méritent une attention particulière pour préparer sereinement son trek.
• Météo et saisons : un massif plus rude qu’il n’y paraît
Le Jura est un massif de moyenne montagne, mais il est très exposé aux conditions météorologiques, qui peuvent avoir un impact majeur sur la difficulté d’un trek de plusieurs semaines.
La période idéale pour la traversée du Jura à pied s’étend généralement de mai à octobre. Les sentiers sont alors dégagés et praticables, les températures généralement clémentes. Mais les crêtes et plateaux sont souvent balayés par le vent, et les orages peuvent être violents et soudains, notamment en été. Le brouillard peut également compliquer une progression et amener du danger dans des zones exposées.
En début de saison, la neige peut couvrir les sentiers les plus élevés. Même en plein mois de juin ou juillet, les températures nocturnes peuvent chuter, et la pluie peut s’installer sur plusieurs jours. En cas de fortes précipitations, certains sentiers peuvent d’ailleurs devenir glissants et dangereux. Les bâtons sont souvent d’une grande aide lorsque des conditions humides perdurent.
À l’inverse, certaines portions basses, notamment les fonds de vallée, ou très ouvertes (crêtes) peuvent devenir éprouvantes lors de fortes chaleurs. L’altitude des reliefs jurassiens n’est, de plus, pas suffisante pour offrir la fraicheur attendue. Il faut alors fuir les zones calcaires exposées et compter, si possible, sur les magnifiques forêts jurassiennes, pour rester au frais.
• Orientation et balisage : la vigilance est de mise
Le balisage est globalement très fiable, en particulier sur la Grande Traversée du Jura à pied (GTJ). Celle-ci bénéficie d’un double balisage : aux traditionnelles marques blanches et rouges des GR® s’ajoute une signalétique spécifique orange et blanche, clairement identifiable sur les poteaux directionnels et certains supports. Attention toutefois : les autres itinéraires de la GTJ (à cheval, à skis, en raquettes…) utilisent une signalétique de couleurs proches, seul le pictogramme change. Une vigilance particulière est donc nécessaire sur les portions communes à plusieurs pratiques.
Le GR®5 est lui aussi très bien balisé sur une grande partie de son tracé jurassien. Il est d’ailleurs renforcé par le balisage de la GTJ, commune aux deux itinéraires sur de nombreux kilomètres. En revanche, la portion sud du GR®5, des Rousses au mont Salève en passant par les Monts Jura, n’était pas encore bien matérialisée en 2025. Si les crêtes de la Haute Chaîne du Jura sont partagées avec d’autres GR® (notamment le GR®9) et ne posent pas de difficulté majeure, l’orientation devient plus délicate à certaines intersections et dans les zones moins fréquentées.
Un topoguide dédié à cette portion du GR®5, qui contourne le lac Léman, est annoncé pour la saison 2026. Mais dans tous les cas, si vous souhaitez suivre l’intégralité du GR®5 dans de bonnes conditions, il est indispensable d’emporter une carte topographique précise ainsi que la trace GPX officielle du parcours.
Par ailleurs, le Jura est un massif très forestier, où des travaux sylvicoles peuvent modifier ponctuellement le tracé et impacter le balisage. Sur les plateaux et les crêtes, les repères visuels sont parfois rares. Par temps humide, en cas de brouillard ou de déviations temporaires, l’orientation peut rapidement devenir plus délicate.
Pour randonner en toute sécurité, il est donc fortement recommandé de ne pas se reposer uniquement sur le balisage, et de compléter sa navigation avec des cartes topographiques, une application utilisable hors ligne et une trace GPX fiable.
• Longueur et dénivelé des étapes : organisation et récupération comme mots d'ordre
La traversée du Jura à pied s’effectue généralement sur trois à quatre semaines, en fonction de l’itinéraire choisi, du rythme de marche et du mode d’hébergement. Il faut compter 23 étapes en moyenne pour réaliser la GTJ, longue d’environ 395 km et qui comptabilise 12 000 m de dénivelé positif. Le GR®5 jurassien, avec environ 444 km et plus de 14 000 m de dénivelé positif, se fait en moyenne en 26 étapes.
Quels que soient l’itinéraire retenu et la longueur des étapes choisies, le parcours est très rarement plat. Les montées et descentes, parfois raides, s’enchainent. Le dénivelé positif et/ou négatif de certaines étapes, qui mènent des fonds de vallées aux sommets jurassiens, peut dépasser les 1000 mètres. Cette succession de reliefs, sur des terrains variés, sollicite fortement les articulations, d’autant plus lorsque l’on marche avec un sac chargé pendant plusieurs semaines. Ces deux treks jurassiens peuvent donc devenir éprouvants.
Par ailleurs, si vous choisissez d’aller d’hébergement en hébergement, certaines étapes peuvent s’avérer longues : plusieurs portions de la traversée du Jura traversent des secteurs peu habités, avec peu de solutions intermédiaires. Le bivouac offre davantage de souplesse dans la gestion des distances et des efforts, mais la réglementation est stricte dans certaines zones, ce qui peut là aussi imposer d’allonger ou d’adapter certaines étapes (voir notamment le guide dédié à la réglementation sur le GR®5).
En plus d’une bonne préparation physique, il est donc essentiel, avant le départ, de prendre le temps de préparer la logistique des étapes, en tenant compte de votre forme physique (distances et dénivelés réalistes) et des besoins quotidiens (hébergements, ravitaillements, points d’eau…). Une bonne anticipation permet non seulement d’optimiser l’itinéraire, mais aussi la récupération, et ainsi de marcher sur la durée en gardant le plaisir intact.
• Points d’eau et gestion de l’hydratation : la clé, c'est d'anticiper
La gestion de l’eau est un enjeu central lors d’un trek au long cours, et elle se révèle particulièrement critique lors de la traversée du Jura à pied. Malgré des précipitations régulières, le massif jurassien est constitué de terrains calcaires et karstiques : l’eau s’y infiltre rapidement et se retrouve stockée en profondeur. En conséquence, les sources naturelles sont rares le long des itinéraires de la Grande Traversée du Jura (GTJ) comme du GR®5, et il ne faut pas compter sur elles pour s’approvisionner régulièrement.
L’anticipation est donc indispensable. L’essentiel des ravitaillements en eau s’effectue dans les villages traversés, aux fontaines publiques, dans les cimetières ou les commerces… Une vigilance particulière s’impose avant les étapes longues, les zones de crêtes, les secteurs isolés et lors des périodes de forte chaleur. Dans ces conditions, il est souvent nécessaire de partir avec plusieurs litres d’eau, afin de couvrir les besoins élémentaires sur l’ensemble de la journée et pendant le bivouac.
Une hydratation suffisante joue un rôle déterminant sur la performance, la récupération et la sécurité. Négliger l’eau peut rapidement transformer une étape agréable en journée éprouvante. Sur la traversée du Jura, mieux vaut donc porter un peu plus lourd que de se retrouver à court d’eau, surtout sur les portions élevées et exposées du parcours.
• Faune et environnement : de belles rencontres, en toute discrétion
La traversée du Jura à pied s’effectue dans des milieux naturels variés et souvent bien préservés, où le randonneur évolue au contact de la faune et d’écosystèmes sensibles. Cette immersion constitue l’un des grands attraits du massif jurassien, mais elle implique également plusieurs points d’attention spécifiques.
La faune sauvage, bien que peu visible, est souvent présente à proximité des sentiers, notamment dans les forêts et leurs lisières. Il est fréquent d’apercevoir chevreuils, sangliers, renards, ou encore des chamois, en particulier à l’aube ou au crépuscule. Ces rencontres ne représentent pas de danger particulier, à condition de rester discret et de ne jamais chercher à approcher les animaux. En période de reproduction ou lorsque les jeunes sont présents, certains comportements défensifs peuvent toutefois survenir, ce qui impose de garder ses distances et d’éviter toute intrusion hors sentier.
Les insectes et parasites, dont on ne se méfie pas toujours, constituent pourtant un risque concret pour le randonneur au long cours. Le Jura est un massif humide et très forestier, propice à la présence de tiques, notamment dans les prairies, les zones herbeuses et les lisières. Le risque de maladie de Lyme est réel et doit être pris au sérieux sur une itinérance de plusieurs semaines. Il est donc indispensable de :
- inspecter régulièrement sa peau et ses vêtements,
- retirer rapidement toute tique à l’aide d’une pince adaptée, en veillant à bien retirer la tête
- surveiller l’apparition d’un érythème migrant (plaque rouge près du point de piqûre) dans les jours suivants.
Sur la durée, une négligence à ce niveau peut en effet rapidement compromettre la suite de la traversée.
De manière générale, il est essentiel, tout au long d’un trek comme la traversée du Jura, de rester attentif à son impact sur la nature et d’accepter que l’environnement impose parfois son propre rythme et ses propres contraintes.
• Sécurité et isolement : quelques précautions simples à adopter
Le GR®5 et la Grande Traversée du Jura traversent des milieux naturels vastes et souvent peu anthropisés, où le randonneur évolue parfois sur de longues sections éloignées des zones habitées. Cette immersion est l’un des grands atouts du massif jurassien, mais elle demande aussi de l’attention en matière de sécurité.
Le caractère très forestier du Jura peut accentuer le sentiment d’isolement : certaines étapes s’effectuent loin de toute route, avec peu de passages et une couverture du réseau mobile parfois inexistante. En cas de blessure, de fatigue importante ou de dégradation soudaine de la météo, les solutions de repli peuvent être limitées. Il est donc essentiel d’être capable de gérer l’imprévu et de rester vigilant quant à son état physique et mental.
Comme pour toute itinérance au long cours, quelques précautions simples permettent de limiter les risques :
- informer un proche de son itinéraire et de son planning prévisionnel,
- disposer d’un téléphone chargé et de batteries externes,
- emporter une trousse de premiers secours adaptée à la randonnée itinérante, pour soigner les petits bobos, les douleurs passagères ou les ampoules
- ne pas hésiter à adapter son parcours ou à écourter une étape en cas de difficulté.
Bien préparée et abordée avec lucidité, la traversée du Jura reste un itinéraire accessible, où l’autonomie et la prudence sont les clés pour profiter pleinement de cette aventure paisible et souvent sauvage.
9. Matériel conseillé
La traversée du Jura à pied, que ce soit par le GR®5 ou la Grande Traversée du Jura (GTJ), est un trek exigeant, qui s’étend sur plusieurs semaines et visite des environnements naturels variés : plaines, plateaux ouverts, forêts profondes, gorges, crêtes exposées… Même si les altitudes restent très modestes comparées aux Alpes, les conditions météorologiques dans les montagnes jurassiennes sont changeantes et nécessitent un matériel adapté. L’enchaînement des étapes, le dénivelé cumulé et l’autonomie imposent aussi un équipement fiable, polyvalent et bien réfléchi.
L’objectif n’est pas de partir surchargé, car le poids est l’ennemi du marcheur. Mais il est essentiel de trouver le bon équilibre entre légèreté, confort et sécurité, en tenant compte des spécificités du massif jurassien et de la durée de l’itinérance.
Le matériel essentiel à emporter
Pour une traversée du Jura à pied, le matériel de base reste celui de tout trek au long cours en autonomie partielle ou totale. Il doit permettre d’enchaîner les étapes dans de bonnes conditions, quelles que soient la météo et les contraintes du terrain, sur plusieurs semaines consécutives.
On retrouve notamment :
- Un sac à dos confortable, robuste et bien ajusté, avec un volume généralement compris entre 40 et 60 litres, selon votre niveau d’autonomie et votre mode principal d’hébergement. Le confort du portage est un critère essentiel sur un trek long : bretelles réglables, ceinture abdominale efficace, rappels et bon maintien sur le dos sont indispensables pour supporter un sac chargé plusieurs heures par jour.
- Un système de couchage adapté, capable de faire face aux intempéries et aux nuits fraîches, même en été : tente ou abri solide, matelas confortable, et sac de couchage avec une température de confort comprise entre 0 et 5 °C.
- Des vêtements techniques polyvalents, permettant de gérer les variations de température, la pluie parfois intense et le vent : polaire, doudoune légère, coupe-vent, poncho ou veste de pluie fiable.
- Une paire de chaussures de randonnée éprouvées, offrant un bon compromis entre maintien, accroche et confort sur des terrains variés (forêts, sentiers calcaires, zones humides…), et surtout déjà portées avant le départ.
- De quoi gérer l’alimentation et l’hydratation, avec des contenants suffisants et un système de traitement de l’eau (filtre et pastilles de purification), notamment pour les portions isolées et les crêtes.
- Le matériel de sécurité, à adapter à vos besoins personnels : trousse de premiers secours (avec vos médicaments habituels), pansements, couverture de survie, sifflet, lampe frontale, pince tire-tiques…
- Le matériel électronique et de navigation : téléphone, batteries externes et câbles, cartes topographiques précises accessibles hors ligne (au format papier ou numérique), ainsi que les traces GPX du GR®5 ou de la GTJ.
- Une popote et un réchaud, pour préparer les repas et le café du matin, notamment en bivouac.
- Des bâtons de randonnée, très utiles pour soulager les articulations, améliorer l’équilibre et limiter la fatigue avec un sac chargé, sur des terrains variés et parfois glissants. Mes conseils pour choisir vos bâtons
- De la nourriture adaptée à l’effort, à vos habitudes et à la durée entre deux ravitaillements.
- Une trousse d’hygiène minimale, incluant notamment papier toilette, brosse à dents, savon multi-usage et sacs poubelle pour repartir avec ses déchets.
Cette base constitue le socle indispensable pour randonner sereinement sur plusieurs semaines, que vous suiviez le tracé du GR®5 ou celui de la Grande Traversée du Jura (GTJ).
Matériel spécifique au massif jurassien
Le Jura possède des caractéristiques propres qu’il est important de prendre en compte lors de la préparation de son sac.
Tout d’abord, le massif est très boisé et souvent humide, notamment dans les combes et dans les forêts. Une bonne protection contre la pluie (veste imperméable fiable ou poncho, housse de sac étanche) est donc essentielle, même en été. Les chemins peuvent devenir glissants et boueux après les averses, ce qui renforce l’intérêt de chaussures avec une bonne accroche et de bâtons de randonnée.
Les multiples sommets, les plateaux d’altitude et les crêtes du Haut-Jura sont des zones particulièrement exposées au vent et aux changements rapides de météo pouvant engendrer une chute rapide des températures. Il est donc conseillé d’emporter une couche chaude supplémentaire, même en période estivale, ainsi qu’un bonnet léger et un tour de cou. Les soirées et nuits peuvent aussi être fraîches, en particulier si vous prévoyez de bivouaquer.
Autre point important : la gestion de l’eau. Si le Jura est globalement bien arrosé, certaines portions karstiques offrent peu de points d’eau fiables. Un système de filtration ou de purification est vivement recommandé pour gagner en autonomie et éviter de dépendre uniquement des villages.
Enfin, la traversée du Jura se prête bien aux écarts hors tracé, que ce soit pour un ravitaillement, un hébergement ou une exploration quelconque, grâce au réseau important de sentiers de randonnée. Une cartographie précise (échelle 1/25 000) et une trace GPX à jour permettent de s’adapter facilement et d’exploiter toute la richesse du massif sans stress.
Pour aller plus loin
La liste ci-dessus se concentre sur le matériel essentiel pour la traversée du Jura, que ce soit par le GR®5 ou la GTJ.
Pour aller plus loin dans la préparation de votre équipement et bénéficier d’un retour d’expérience détaillé, je vous invite également à consulter :
- Ma FAQ complète du GR®5, dans laquelle je détaille le matériel recommandé selon les secteurs traversés, avec un retour précis sur l’intégralité du contenu de mon sac lors de cette grande itinérance
- Ma liste de matériel de randonnée et de trek, pensée pour des longues aventures : vous y trouverez les références que j’utilise personnellement ainsi que de nombreux conseils pour choisir un équipement adapté à votre pratique.
Ces ressources vous permettront d’optimiser votre équipement, d’ajuster votre sac à votre niveau et à votre style de randonnée, et de préparer au mieux votre traversée du Jura à pied, quelle que soit la durée ou l’itinéraire choisi.
10. Récit complet de ma traversée du Jura
Durant près de quatre mois, entre mai et août 2025, j’ai suivi successivement le GR®53, le GR®5 puis le GR®52, à travers les Vosges, le Jura et les Alpes. La traversée du Jura a constitué la deuxième grande étape de ma traversée de la France à pied, entre Lauterbourg, à la frontière allemande, et Menton, sur la Côte d’Azur.
Dans le massif jurassien, j’ai parcouru plus de 470 kilomètres sur le GR®5, pour environ 15 500 mètres de dénivelé positif, répartis sur 22 étapes, entre Fesches-le-Châtel et le Mont Salève. Ces journées de marche, aussi variées qu’exigeantes, m’ont permis de découvrir toutes les facettes du Jura : un massif parfois secret, parfois spectaculaire, souvent paisible et étonnant.
Exigeante par endroits, la traversée du Jura par le GR®5 nous emmène pourtant dans des lieux sauvages et préservés, nous plonge dans l’histoire et l’âme du territoire, et nous offre, jour après jour, des panoramas exceptionnels.
Voici, en bref, quelques-uns des moments les plus marquants de ma traversée du Jura, ceux qui m’ont laissé des souvenirs inoubliables :
- Les paysages verdoyants de la vallée du Doubs
- L’évitement de justesse d’un orage violent
- La progression dans les profondeurs des gorges du Doubs et le détour sportif vers les Échelles de la Mort
- La découverte du Saut du Doubs, impressionnante cascade de 27 mètres de haut
- Une étape entière sous le déluge, causant un arrêt momentané de mon GR®5
- Le passage en Suisse, à travers prairies verdoyantes et alpages fleuris
- Le panorama sur le magnifique château de Joux depuis le fort Malher
- Le superbe parcours de crêtes entre le Morond et le Mont d’Or, où nous vivons aussi un lever de soleil mémorable
- Le passage à Mouthe, surnommé la Petite Sibérie, et la découverte de la source du Doubs
- Les nombreux belvédères tout au long du GR®5, offrant des vues magnifiques sur des paysages d’une grande diversité
- Une étape pleine d’imprévus et de déviations de parcours
- La visite du fort des Rousses, ancien édifice militaire reconverti en caves d’affinage de Comté
- La traversée de l’exceptionnelle forêt du Massacre, et l’approche des Monts Jura
- Le parcours de crêtes grandiose à travers la Haute Chaîne du Jura, face au lac Léman et aux Alpes, le long des sommets mythiques du massif : Grand Crêt, crêt de la Neige, Reculet…
- La traversée du Rhône et l’entrée en Haute-Savoie sous une chaleur écrasante
- Le cheminement sauvage sur les hauteurs de la Montagne du Vuache
- Et un final grandiose sur le Mont Salève, entre Jura, lac Léman, Genève et Alpes…
Si vous souhaitez vivre de l’intérieur cette aventure, je vous invite à découvrir le récit complet de ma traversée du Jura à pied par le GR®5. J’y détaille, étape par étape, le déroulé de cette itinérance : les moments forts comme les passages plus difficiles, mes impressions personnelles, les imprévus rencontrés, ainsi que de nombreux conseils et observations issus du terrain.
Chaque étape est illustrée par de nombreuses photos légendées et accompagnée d’une vidéo dédiée, pour vous permettre de vivre cette traversée du Jura au plus près.
Prêt à vivre de l’intérieur un trek au long cours dans les paysages jurassiens ? Cliquez sur le lien ci-dessous pour débuter dès maintenant la lecture de mon récit :
11. FAQ : la traversée du massif jurassien, en pratique
• Quels sont les points de départ et d’arrivée de la traversée du Jura ?
Il est possible de traverser le Jura à pied en suivant deux itinéraires principaux : le GR®5 et la Grande Traversée du Jura (GTJ).
Le GR®5, grand itinéraire européen reliant la mer du Nord à la Méditerranée, fait son entrée dans le massif jurassien à proximité de Montbéliard, dans le département du Doubs. Il quitte ensuite le Jura en vallée de l’Arve, près du mont Salève, de Genève et du lac Léman. Cet itinéraire est le plus souvent choisi par les amateurs de randonnée itinérante au long cours, qui souhaitent enchaîner plusieurs massifs sans contrainte de transport. Il reste toutefois tout à fait possible de rejoindre ou quitter le GR®5 à de nombreux points tout au long de la traversée du Jura.
La Grande Traversée du Jura (GTJ), quant à elle, est un itinéraire spécifiquement conçu pour une traversée linéaire du massif jurassien. Elle relie Mandeure, près de Montbéliard, au nord, à Culoz, en vallée du Rhône, au sud. Ses deux extrémités sont facilement accessibles en transports en commun, ce qui en fait une option particulièrement pratique pour une aventure de plusieurs semaines, sans logistique complexe.
Le GR®5 et la GTJ sont communs sur une grande partie de leur tracé à travers le Jura. Les randonneurs souhaitant vivre une itinérance de quelques semaines, linéaire et cohérente, choisiront le plus souvent la GTJ à pied, tandis que ceux qui souhaitent intégrer la traversée du Jura dans un parcours plus vaste pourront naturellement opter pour le GR®5, afin de poursuivre leur aventure vers les Vosges au nord ou les Alpes au sud.
• Quelle est la durée moyenne de la traversée du Jura en suivant la GTJ ? Ou par le GR®5 ?
La Grande Traversée du Jura (GTJ) à pied s’étend sur environ 395 kilomètres, entre Mandeure et Culoz. Selon votre rythme de marche, votre niveau d’entraînement et vos choix d’étapes, il faut compter environ 23 jours de marche pour parcourir l’ensemble de l’itinéraire.
La traversée du Jura par le GR®5 est plus longue. Dans sa portion jurassienne, le GR®5 totalise environ 444 kilomètres, entre Fesches-le-Châtel et la vallée de l’Arve, au pied du mont Salève. Cette distance supplémentaire implique généralement quelques jours de marche en plus, avec une moyenne d’environ 26 étapes pour parcourir l’ensemble du massif.
Dans tous les cas, la durée réelle de la traversée du Jura dépendra largement de votre rythme personnel, de vos journées de repos, des conditions météo et de votre manière d’aborder un trek au long cours.
• Quel est le niveau de difficulté de la traversée du Jura ?
La traversée du Jura à pied présente un niveau de difficulté modéré à soutenu.
Sur le plan physique, ni la Grande Traversée du Jura (GTJ) ni la portion jurassienne du GR®5 ne comportent de passages particulièrement techniques ou exposés. En revanche, la longueur totale de l’itinéraire, l’enchaînement des étapes, et le dénivelé quotidien parfois conséquent (pouvant dépasser 1 000 m de D+ ou D–) rendent l’effort exigeant sur la durée, en particulier avec un sac chargé.
La difficulté tient également à certains facteurs propres au massif jurassien :
- des terrains variés alternant forêts, prairies et crêtes, rarement plats : l’enchaînement des étapes est exigeant et requiert une bonne forme physique
- des conditions météorologiques variables, en toutes saisons : le brouillard et la pluie peuvent compliquer l’orientation, les orages peuvent subitement amener du danger, et la chaleur peut rendre certaines étapes éprouvantes
- une gestion de l’eau parfois complexe, qui doit être anticipée en raison du peu de points d’eau naturels sur certaines sections du parcours
- un isolement marqué sur certaines portions, qui nécessite de la préparation, un bon équipement et une capacité à être autonome dans des situations parfois difficiles.
Le GR®5 jurassien et la Grande Traversée du Jura sont donc parfaitement accessibles à des randonneurs réguliers, disposant d’une bonne condition physique et d’une expérience minimale de l’itinérance sur plusieurs jours. Quel que soit votre niveau, il sera indispensable de bien préparer les étapes, d’adapter votre parcours à votre forme et aux conditions météorologiques, et de privilégier un rythme adapté à un long trek en optimisant la récupération.
• Comment la traversée du Jura à pied est-elle balisée ?
La traversée du Jura à pied bénéficie d’un balisage globalement très fiable, que vous suiviez la Grande Traversée du Jura (GTJ) ou le GR®5.
Sur la GTJ à pied (également référencée GR®509), le balisage est spécifique et renforcé. Il combine le balisage blanc et rouge des GR® avec une signalétique orange et blanche dédiée à la GTJ pédestre, facilement reconnaissable sur les poteaux directionnels et certains supports. Ce double balisage rend l’itinéraire particulièrement lisible, y compris dans les zones forestières.
Le GR®5, quant à lui, est balisé de manière classique en blanc et rouge. En tant que grand itinéraire national — et maillon d’un axe européen reliant la mer du Nord à la Méditerranée — son balisage est généralement régulier et bien entretenu. Dans le Jura, le GR®5 partage une grande partie de son tracé avec la GTJ, ce qui facilite encore l’orientation.
Attention cependant à toute la partie sud du GR®5 jurassien : le tracé du GR®5 à partir des Rousses, à travers les Monts Jura, le mont Vuache et le mont Salève n’était pas encore matérialisé en 2025. La trace GPX et le balisage des autres GR® m’ont été d’une grande aide afin de suivre cette section de bout en bout. Cette situation devrait évoluer avec le travail remarquable des baliseurs bénévoles de la FFRandonnée et la sortie annoncée d’un nouveau topoguide dédié, prévue au printemps 2026.
Dans tous les cas, il est fortement recommandé de ne pas se reposer uniquement sur le balisage. En cas de brouillard, de chutes de neige tardives, de végétation dense ou de travaux temporaires, l’orientation peut devenir plus délicate. L’utilisation de cartes topographiques, de traces GPX fiables et d’une application de navigation hors ligne constitue donc un complément indispensable pour randonner sereinement.
En résumé, la traversée du Jura à pied est globalement très bien balisée, mais une aide à la navigation reste essentielle pour profiter pleinement de ces itinérances, en toute sécurité.
• Quelle est la meilleure période pour partir sur la portion jurassienne du GR®5 ? Et sur la GTJ ?
La meilleure période pour faire la traversée du Jura à pied, sur le GR®5 ou la GTJ, s’étend de mai à octobre. L’hiver et le début du printemps sont souvent marqués par la neige, surtout sur les crêtes, ce qui rend certains passages impraticables. En mai et juin, la nature est particulièrement verdoyante, les prairies sont fleuries et les journées longues facilitent les étapes.
L’été peut être chaud dans les vallées comme sur les crêtes, même si la présence de vastes forêts et de lacs apporte parfois de la fraîcheur. Septembre offre une météo encore stable et une fréquentation plus faible. Octobre peut aussi être agréable si la météo est favorable, mais les journées deviennent nettement plus courtes.
En résumé : la période de mai à octobre est idéale pour profiter pleinement des paysages variés du Jura et vivre votre itinérance dans les meilleures conditions.
12. Liens utiles
Quelques liens à consulter absolument pour préparer votre traversée du Jura à pied :
- Itinéraire officiel du GR®5 : https://www.mongr.fr/trouver-prochaine-randonnee/itineraire/gr-5-le-sentier-de-l-europe – Description générale de l’itinéraire, carte et trace GPX
- Fédération Française de la Randonnée Pédestre : https://www.ffrandonnee.fr/ – Conseils, infos sur les itinéraires, topoguides
- Comité Auvergne-Rhône-Alpes de la Fédération Française de Randonnée Pédestre : https://auvergne-rhone-alpes.ffrandonnee.fr/ – Actualités, conseils et infos sur les itinéraires et hébergements
- Association Grandes Traversées du Jura : https://www.gtj.asso.fr/ – Infos pratiques, liste d’hébergements, calculateur d’étapes
- Cartes IGN adaptées aux randonneurs : https://www.geoportail.gouv.fr/carte – Cartes topographiques détaillées (échelle 1/25 000) pour préparer vos étapes dans le Jura
- Météo France – Jura : https://meteofrance.com/meteo-montagne/jura – Prévisions météo et carte de vigilance pour planifier vos journées de marche en toute sécurité
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